19.11.2007

Les médias :

Des entreprises commerciales d’abord et avant tout

Mais avant d’aller plus loin, posons-nous cette question : que sont les médias au juste? Nés avec la révolution industrielle du XIXe siècle et le développement de la démocratie (dont ils sont l’un des acteurs majeurs), les médias modernes sont des institutions, des entreprises qui se sont bâties une crédibilité en développant et en perfectionnant l’art de rapporter au plus grand nombre ce qui se fait, se vit, se raconte.

Mais à ce titre, les médias ne sont pas que des entreprises de diffusion d’informations dont le souci idéologique seraient uniquement d’informer son public. Ils existent avant tout pour être rentables, pour offrir un rendement à son ou ses propriétaires, lesquels engrangeront les profits.

Cela ne nous vient pas nécessairement à l’esprit, mais comme les médias nous offrent leur information de façon pratiquement gratuite, c’est nous qui sommes en réalité le « produit »; lequel est vendu aux annonceurs en quête de visibilité, d’un auditoire, d’un lectorat.

Notons d’ailleurs à ce sujet que 80% à 99% des revenus médiatiques proviennent de la publicité. Le reste provient, non seulement des abonnements, mais également de subventions régulières accordées par l’État.

Ce double objectif des médias, nous devons constamment le garder en mémoire lorsque nous ouvrons un journal ou que nous regardons la télévision, écoutons la radio, surfons sur Internet, car cette relation d’affaires constitue le premier de nombreux filtres par lesquels passent l’information avant d’être livrée au public.

Cinq grands filtres

À ce propos, les grands spécialistes des médias Edward Herman et Noam Chomsky ont mis à jour, dans leur ouvrage Manufacturing consent, cinq grands filtres qui régissent tant le choix des sujets abordés que l’ampleur et la qualité de leur couverture, avant même que leur traitement ne soit confié aux journalistes.

1. D’abord, l’information sélectionnée et diffusée le sera avant tout selon les orientations données par les propriétaires, lesquels sont généralement, rappelons-le, des gens très fortunés, avec un agenda corporatif et politique très développé. À ce sujet, n’oublions pas que la ligne éditoriale de tout grand quotidien se veut toujours le reflet de la pensée de ses propriétaires.

2. Vient ensuite la dépendance envers de grandes sources de revenus publicitaires, pour assurer leur survie, et envers de grandes sources d’informations, pour assurer leur contenu. Plus souvent qu’autrement, ces sources sont les mêmes. Si le gouvernement est le plus grand annonceur dans les médias (devant l’automobile, les grandes entreprises et le commerce au détail – et autrefois le tabac-) il est aussi leur principale source d’information.

3. Puis il y a les entreprises, dont les firmes de relations publiques, pas du tout objectives et chargées de fabriquer le consentement du peuple; lesquelles jouent ont un grand rôle dans la diffusion de l’information. (Les journalistes y puisent une bonne partie de leurs informations et il n’est pas rare de voir des communiqués de presse être publiés de façon quasi intégrale!). Et en bout de ligne, on compte les groupes de pression et les agences de presse.

« Tout cela créé finalement, par symbiose, si l’on peut dire, une sorte d’affinité tant bureaucratique, économique et qu’idéologique entre les médias et ceux qui les alimentent, affinité née de la coïncidence des intérêts des uns et des autres », signale Normand Baillargeon dans son livre Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

4. À ces sources, il faut ajouter les critiques des têtes dirigeantes de ce monde (intellectuels, gens d’affaires, têtes d’affiches et autres) qui n’hésitent pas à vouloir mettre les médias à leur main en s’érigeant en sources fiables. Leurs propos sortent de l’ordre de l’opinion et sont présentés comme des faits.

5. Il faut ajouter aussi, comme source, l’hostilité des médias envers tout groupe, mouvement ou personnes souhaitant bousculer l’ordre établi; généralement les mouvements de gauche qui s’attaquent au système politico-religio-militaroéconomique en place. Les nouvelles provenant de ces groupes seront généralement diffusées en utilisant un angle des plus négatifs ou, tout simplement, seront reléguées aux oubliettes.

« Au fil des ans, de conclure Baillargeon, avec une constance aussi prévisible que remarquable, les grands médias corporatistes ont, sur mille et autres sujets cruciaux, tendu à exposer, défendre et propager le point de vue des élites – lesquels possèdent ces même médias - et des élites politiques, qui est bien souvent exactement le même. Tout cela ne peut que limiter sérieusement la portée du débat démocratique, voire de le dénaturer profondément. »

16.11.2007

La conspiration du conformisme

« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion » - Harold Laswell, spécialiste des médias.

La conspiration du conformisme : comment les médias forment et déforment notre réalité

Par Julie-Maude Beauchesne - Journaliste

Chaque jour, nous nous formons des opinions, sur notre nouveau voisin, sur de nouveaux produits, sur les candidats aux élections, sur des découvertes scientifiques, les religions et croyances et sur ce qui se passe ici et ailleurs. Bref, on peut facilement dire que l’être humain en est un d’opinion.

Lorsque vient le temps de construire notre réalité, nous sommes tous submergés d’informations diverses. D’une part, nos informations proviennent de notre expérimentation directe, donc de nos cinq sens, et d’autre part, de l’expérimentation indirecte, c'est-à-dire d’une source d’information tierce : nos proches, nos voisins, nos collègues, et dans la majorité des cas, des médias.

Notre cerveau collige toutes ces informations, lesquelles nous sont ensuite très utiles lorsque nous portons un regard sur le monde. Et hop! Tout ceci est analysé et devient ce que nous pensons être notre réalité.

Et voici que se pointe à l’horizon une question de taille : sommes-nous sûrs de ce qu’est notre réalité, de ce qui est vrai et juste, ainsi que de ce qui ne l’est pas?

De tous les sujets sur lesquels nous nous formons une opinion, quelle proportion provient de notre expérience directe par rapport à notre expérience indirecte, c'est-à-dire d’informations provenant de ce que disent les autres, et dans la majeure partie des cas, des médias?

Nous avons tous une opinion sur la guerre en Irak, le réchauffement planétaire, les minorités religieuses, sur les dirigeants du pays, sur l’économie régionale, nationale et mondiale. Mais contrairement à l’opinion que nous nous sommes forgées à propos du restaurant du coin en expérimentant nous même sa cuisine, pour la majorité des cas, ce sont les sources d’informations intermédiaires qui forgent notre opinion.

Dans un monde aussi vaste, il est impératif de pouvoir se fier, en quelque sorte, sur ce que disent les autres, sur l’information qui est rapportée, donc, à cette source intermédiaire que sont les médias. En quelque sorte, à défaut de pouvoir expérimenter nous-mêmes, nous transposons l’expérimentation des médias pour la faire nôtre.

Et ce, pour le meilleur comme pour le pire, puisque nous avons rarement la chance de vérifier par nous-mêmes, sur le terrain, si ce qui a été rapporté est conforme à la réalité, s’il n’y a pas eu de déformation des faits, de manipulation d’information.

En résumé, notre perception de la réalité est beaucoup plus celle des autres, voire des médias, que la nôtre. Et c’est là que les dérives les plus graves peuvent survenir. Si les médias jouent un rôle des plus utiles dans notre société assoiffée d’information, n’oublions pas que sans les médias, il n’y aurait jamais eu l’Holocauste, il n’y aurait jamais eu de génocide au Rwanda, il n’y aurait jamais eu de guerre en Irak, lesquels ont nécessité une mobilisation incroyable de l’opinion publique.

Rappelons d’ailleurs que le rôle des médias a été largement reconnu par les tribunaux de Nuremberg et de La Haye. Les juges n’ont pas hésité à condamner plusieurs journalistes et directeurs de médias pour crime contre l’humanité, dans le cadre des génocides juifs et tutsis, alors qu’ils n’ont tué personne de leur propre main, mais tenus des propos qui ont généré des passions meurtrières.

Alors, si les médias sont capables de mobiliser l’opinion publique pour des opérations aussi incroyablement perfides, imaginez ce que le système médiatique est capable de faire pour les enjeux quotidiens ?

A suivre...

04.11.2007

Le Journal de Montréal condamné pour avoir violé la vie privée d'une raëlienne

Communiqué de presse

Jeudi 1 novembre 2007: La cour des petites créances du Québec a reconnu le Journal de Montréal (JDM) coupable d'avoir violé la vie privée d'une raëlienne. Le JDM devra verser à la fois des dommages moraux et des dommages punitifs à la victime.

Le juge M. Jean-F. Keable explique dans sa décision que «le   Journal de Montréal a agi en toute connaissance de cause ou avec  une insouciance déréglée et téméraire en publiant la photo de cette raëlienne.» «L'objectif des dommages punitifs n'est pas l'indemnisation ou  la compensation, mais la punition pour dissuader de la faute et de quiconque à récidiver»  précise le Juge.

Rappelons-nous qu'à la suite d'une malhonnête enquête sur le Mouvement Raëlien (MR),   le JDM a publié en octobre 2003 et en mars 2004, sans  leur consentement, des photos de nombreux membres, dont celle de la  victime.  Ces photos ont été prises lors d'activités religieuses. Ce journal à sensation a bien évidemment été reconnu coupable et  par conséquent ce jugement transmet le message que tous les raëliens ne désirant pas devenir public ont droit au respect de  leur vie privée et peuvent pratiquer en toute quiétude leur religion.

Le MR se réjouit de cette décision et reconnait en ce jugement  un appel à la vigilance à tout média voulant violer la vie privée de raëliens.  Les membres du MR ont noté une dérive de  plus en plus grande des médias vers la violation de leurs droits  les plus fondamentaux, dont celui du respect de la vie privée.  Cette dérive arrive à un point tel que les journalistes, se citant  réciproquement les uns les autres comme source fiable  d'informations, en oublient les fondements même du raëlisme.

Cette religion pacifique basée sur la science et l'absence de mysticisme expliquent que toute forme de vie sur Terre est le fruit d'une création scientifique faite par des êtres  intelligents venus d'une autre planète.  Les scientifiques du monde entier confirment cette hypothèse au quotidien avec leurs expériences de création de  la vie et leurs compréhensions nouvelles de l'univers qui  s'approchent chaque jour un peu plus du concept raëlien. En  parallèle, les experts des écrits et cultures anciens reconnaissent  la compatibilité des écrits raëliens avec les écrits originaux des  anciens prophètes qui ont malheureusement été déformes au fil des  siècles conduisant aux actes haineux et a la violence qui  malheureusement dominent ce monde et peuvent inspirer certains  journalistes à se sentir justifies dans leur désir de salir. Le signal leur est donne qu'ils ne pourront le faire impunément à  l'avenir.

(voir http://www.mediashit.org)

01.11.2007

Violence anti-raëlienne

Communiqué de presse Genève, le 30 Octobre 2007

Escalade prévisible de la violence

anti-raëlienne en Suisse:

4 Raëliens blessés.

La responsabilité des médias est évidente

Après la campagne de presse diffamatoire qui a culminé avec la récente publication d'un article intitulé "L'étrange liste des "anges" de Raël" dans l'Illustré, les effets prévisibles de ce verbiage haineux sur la population n'ont pas tardés à se manifester. Deux hommes cagoulés dont l'un apparemment armé d'un pistolet à grenailles, ont attaqué un rassemblement raëlien blessant plusieurs personnes avant de prendre la fuite. Quatre raëliens ont dû se rendre aux urgences.

RAEL était à Miège ce vendredi 26 octobre pour y faire le lancement de son vin, la Réserve de Raël, qu'il avait spécialement commandité aux Caves du Verseau il y a deux ans déjà après l'inauguration de sa vigne, et contrairement aux diffamations des médias qui ont écrit qu'il était, tel un criminel, interdit de séjour en Valais, il a ajouté à propos du Valais « j'y suis et j'y viendrai jusqu'à 3 mois par an en touriste comme la loi m'y autorise et les recours légaux pour avoir le droit d'y résider en permanence continuent même si cela doit aller jusqu'a la cour européenne car la loi est formelle et tous nos avocats le confirment, en tant que citoyen français n'ayant jamais eu aucune condamnation criminelle, j'y ai droit quelle que soit ma religion! »

Etaient rassemblés pour cette célébration de la sensualité, des raëliens ainsi que des invités, tous amateurs de bons vins. C'est en soirée que ces agresseurs ont déversé leur haine et projectiles durant le repas de fête partagé par plus de 40 personnes. « Il ne faut bien sûr pas s'étonner que de tels évènements interviennent après la campagne de haine qu'a connu le Mouvement Raëlien Suisse au cours des derniers 18 mois, tant en provenance des pouvoirs politiques que médiatiques » a déclaré Brigitte Boisselier, porte parole du Mouvement Raëlien International. « Les attaques physiques sont la suite logique des attaques verbales et écrites que nous avons connues » ajoute t’elle, « c'est ce qui s'est passé  dans toutes les cultures qui ont diabolisé un groupe minoritaire dans le passé, qu'ils aient été juifs, protestants, bouddhistes au Tibet, Hutus au  Rwanda, catholiques à Timisoara, il y a toujours eu une coalition politico-médiatique derrière les violences infligées aux membres d'une minorité. La Suisse romande se nazifie doucement mais sûrement, il reste à espérer que le bon sens reviendra avant qu'il y ait mort de raëliens ».

L'attaque n'a toutefois pas perturbé outre mesure le déroulement de la soirée raëlienne. RAEL a félicité le groupe qui a gardé le sourire malgré l'intervention musclée et colorée: « Vous êtes uniques. Beaucoup se seraient enfuis après une telle attaque, mais vous êtes tous là, harmonieux et souriants, remplis de notre bonheur de vivre » leur a t'il dit. « Ce ne sont pas les grincheux jaloux de notre plaisir et de notre philosophie qui vont nous faire changer de vie" a t'il ajouté. Il a rappelé l'adage selon lequel « ce qui ne tue pas renforce » et conclu en disant « Qu'est ce qu'on est forts ». 

Soulignons l'efficacité de la police judiciaire valaisanne arrivée immédiatement sur les lieux et qui a commencé une enquête à la demande d'un juge d'instruction.

www.fr.raelianews.org
www.mediashit.org